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  • ETRE CHRIST

    * Christ = ce qui est invisible, devient visible par cristallisation

    * Le mot «Christ» ne signifie pas Jésus, l'homme Jésus.

    * Le prophète Jésus a su se relier avec la Divinité en lui, idest toute cette richesse intérieure innée à chaque Homme. Cette Unité/Harmonie en lui, conjuguée à un changement personnel, l'a fait accéder à l'état de Christ, un nouvel état de conscience.

    * Parler de Christ, c'est parler de la Présence Divine qui est en chacun de nous, qui, connectés et ne faisant plus qu'Un avec elle, tout en étant reliés à la Source Divine (appelée Dieu, Allah, etc), nous fait accéder à ce nouvel état de conscience qui transcende. Jésus a su parfaitement laisser exprimer le Christ en lui.

    * Nous avons la possibilité de faire de même et ainsi être/redevenir ainsi : nous (re)connecter à la Présence Divine en nous pour devenir comme – c’est-à-dire en tant que - Dieu Source Divine. On a les mêmes attributs et ressemblance que Dieu. 

    * Nous devons nous reconnecter à notre Source Intérieure qui est une grande aide à notre changement, quitter nos vieux habits (habitudes, peurs, crainte, préjugés, ...), avoir une conscience plus haute de la vie, une attitude (pensée, parole, action) plus noble et belle envers soi et autrui ; et ainsi non seulement nous embellir à tout point de vue et nous rapprocher voire ressembler ce à quoi Dieu nous a créé. Cela donnera peut-être envie à ce que d'autres êtres fassent pareil.

    * Chacun de nous est appelé - tout comme Jésus l'a fait - à nous tourner vers la Présence Divine en nous, donc apprendre ànous connaître totalement voir ici, pour retrouver cet état Christique, idest vivre et démontrer notre Puissance Interne dont Dieu nous a fait cadeau !! Nous sommes capables d'être des Christ, de redevenir à un Haut Niveau de Conscience !

    * Concernant Jésus, il n'est pas Dieu. Et il n'est pas le fils unique de Dieu. C'est évident puisque TOUS les humains ont cette Présence Divine en chacun d'eux (voir Jérémie 31,31-34) qui leur permet de redevenir des Dieu en puissance !! Cette capacité n'est pas donnée qu'à un seul homme mais à tous les Hommes (H=hommes et femmes) !

    * Etre Christ c'est harmoniser notre masculin (conscient) et féminin (inconscient) en nous, pour devenir, faire naître un nouvel homme et une nouvelle femme ! S'Harmoniser en soi ou redevenir Un en soi, et ainsi aller au-delà des causes et des effets : acausal !!

    * Etre Christ c'est rendre visible notre puissance créatrice en nous, par nos pensées, paroles, actes, positifs et de confiance absolue, en mettant en pratique les belles qualités en nous et dans les relations que l'on entretient avec les autres, et ainsi accomplir de belles et grandes choses. Tout ce que l'on pense, dit, fait, rejaillit sur nous, sur l'univers et sur les humains. Le choix nous appartient quant à notre façon de vivre.

    * Christ = ce qui est invisible, devient visible par cristallisation (cristallisation = effet chimique qui permet de purifier un produit. Mais ici c'est l'Homme qui peut davantage que se purifier, se transcender et ainsi se fondre avec sa Présence Divine et donc redevenir en tant que Dieu !!).

    * Jésus devenu Christ (vivant sa divinité, ayant usé de ses attributs divins en lui) est un exemple pour chacun de nous qui pouvons devenir comme lui.

    * Jésus n’a jamais prétendu être seul capable à retrouver cet état christique. Il a toujours dit que ce qu'il a accompli (son changement, ses actes) nous pouvons le faire, et même plus que lui (cf Nouveau Testament). Même s'il avait une mission particulière en tant que prophète, il reste un exemple à suivre.

    * Jésus n'a jamais prétendu être Dieu ni fils de Dieu comme les Chrétiens l'entendent ! Tout être humain est fils et fille de Dieu (Source Divine) mais dans le sens spirituel bien sûr, cela va de soi !

    * C'est la thèse du Concile de Nicée qui, en l'an 325 après Jésus Christ, fixa le crédo de l'église (Jésus est Dieu) agréée par l'empereur Constantin, croyance inventée de toute pièce ainsi que tous les autres dogmes. Les premiers Chrétiens furent persécutés parce qu'ils désavouèrent ces dires. Le Coran est très clair là-dessus : "Il n'y a de Dieu qu'ALLAH". Cette croyance monothéiste est partagée avec le Israélites. 

    * Nous sommes appelés à être des Christ et redevenir comme – c’est-à-dire en tant que - Dieu Source Divine de toutes choses.

    * Nous sommes beaucoup plus grands que ce que nous croyons ou imaginons.

    * Nous devons avoir confiance en nous et en nos propres changements !!

    Extrait du livre "Dialogue avec l'invisible - Donner un sens à sa vie - Témoignages" de Laurence Bourbon-Parme

    QU'EST-CE QUE LE CHRIST ? demande Laurence

    Marie-Madeleine répond :

    * Qu'est-ce que le Christ, un état d'être à l'intérieur de nous. C'est être conscient de vivre avec tout ce qui nous entoure, en étant matière, en devenant conscient de l'autre, de la nature, de la beauté de la vie. Nous devenons la Lumière incarnée. C'est réaliser, vivre, en comprenant que cette Source, notre origine, là d'où nous venons, et qui est Dieu, qui se trouve en tout, et partout et donc en nous.

    * Nous nous rapprochons de cette Energie par la conscience de notre état d'être, par notre compréhension christique. C'est vivre notre quotidien en étant responsable.

    * Pour que tu sois, il faut que tu te reconnaisses. As-tu compris qui il est quand il dit "Je Suis" ? Il n'est pas le représentant d'une religion, d'une seule religion, d'un dogme, d'une croyance. C'est l'être humain qui l'a figé dans un personnage pour son propre pouvoir. Il est libre, il est ton éveilleur de conscience, il est toi, toi ; ton voisin ton miroir, il est comme toi le fils du principe créateur, d'Allah, d'Abba, de Dieu, de Yahvé.

    * Pourquoi refuses-tu d'entrer en relation avec lui, le Christ, le chemin vers ton accomplissement  et qui veux en toi qu'il y ai toujours cette distance entre le masculin et le féminin, que tu es pourtant, et que tu peux choisir de devenir ?

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    LIENS

    Conscient-Subconscient

    Masculin-Féminin

    Adam et Eve

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  • QU'EST-CE QUE L'ONTOLOGIE ?

    ONTO (ὤν) = "Etant" (Participe Présent du verbe "Etre" en Grec ancien)

    LOGIA (λόγος) = "Discours", "Traité" (du Grec ancien "logos")

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    * L'ontologie rappelle que tous les êtres humains sont créateurs de leur propre vie et elle apprend et démontre comment se connaître soi-même, comme disaient les Anciens.

    * L'ontologie est la science de l'Etre, de ce qui existe au plus profond de nos réalités. C'est-à-dire comprendre que l'Homme (tous les hommes et toutes les femmes) a tout en lui et peut développer son potentiel divin (ou Force Interne) ; comment ?

    * Par la connaissance de lui-même, la connaissance du fonctionnement de son esprit, grâce à la transformation de ses pensées et des sentiments qu'il met sur celles-ci, il peut ainsi transformer sa vie et tout ce qui est autour de lui.

    * Il peut se changer radicalement, se transcender, redevenir un Etre Divin, c'est-à-dire en tant qu'Etre totalement harmonisé ou uni en lui-même, qui le fera voler très haut, au-dessus de l'entendement collectif.

    * Sa transformation rejaillit dans toutes les enceintes de sa vie, sur les autres Humains et dans tout l'Univers ou Cosmos.

    * Son changement sera un apport inestimable.

    * L'ontologie permet de découvrir, à celui/celle qui cherche, le mystère de la nature de l'Homme, sa constitution et la fonction de son esprit (conscient et subconscient) et apprend comment se connecter à la Présence Divine en chaque humain (nommée aussi Moi Divin ou Force Interne ou Pouvoir Parfait) en ne faisant plus qu'Un en lui-même.

    * L’ontologie permet de valoriser – à travers la réflexion, l’intelligence du cœur, l’amour, etc. – le libre-arbitre (ou libre choix) inhérent à chaque être humain. L'ontologie permet que chacun découvre la joie d'être responsable de sa propre vie et élève sa conscience au-dessus de l'entendement collectif.

    * L'ontologie LIBERE l'humain, le rend autonome et responsable de sa propre vie, de ses propres choix de vie, et le ramène en son Centre, le Centre Divin ou sa Puissance Interne, pour apprendre à ne plus être qu'Un avec la Source Divine au lieu d'en être séparé (et ne plus alterner entre cette Source Divine et ses penchants négatifs).

    * L'ontologie responsabilise et fait prendre conscience que l'autre est aussi un autre soi-même puisque tous avons les mêmes caractéristiques ontologiques en soi...

    AU-DELA DES RELIGIONS

    * L'ontologie dépasse le concept de "religion".

    * Chaque être humain a sa propre religion, ou bien ne veut aucune religion dans sa propre vie. Peu importe, l'ontologie concerne les croyants ET les non-croyants.

    * L'ontologie apporte une lecture avec l'esprit ds textes bibliques et les autres (Coran, Thora, Bhagavad Gîtâ, etc…) ce qui permet de mieux comprendre toutes les religions, les autres textes sacrés, les mythes, et d'en déceler leur point commun, leur rappel à l'intériorité de l'Humain afin qu'il ne reste plus séparé d'avec la Source...

    * L'ontologie est la science de la Puissance de Dieu et par là même la science de la Puissance de l'Humain puisque l’Humain a aussi la même Puissance que Dieu, étant créé à son Image et à sa Ressemblance.

    * L'ontologie va vraiment au-delà des religions.

    * L'ontologie s'adresse à tous les Hommes, même les INCROYANTS (qui n'ont pas la foi en un Dieu mais qui croient en l'Homme !). Beaucoup d'Hommes ont rejeté le dieu religieux qui est un dieu fait à l'image des hommes (un dieu de dogmes, de règles, de punition, de vengeance, pire de mort, quelquefois d'amour) pour ne garder foi qu'en chaque être humain. L'ontologie s'adresse à eux aussi, car souvent ces Hommes comprennent davantage que ceux pétris dans des règles et/ou une soumission sclérosantes.

    * L'ontologie démontre comment l'Humain a la capacité de se transformer intérieurement en utilisant ce précieux don mis en lui. Tout Etre Humain, croyant ou pas, pratiquant ou pas, est capable de cela : se connaître, se changer, se transcender

    * L'ontologie c'est donner le meilleur de soi et aimer (soi et les autres). C'est aimer toujours plus et se changer intérieurement toujours plus, avec force, beauté et joie.

    * L'ontologie prouve que l'Humain peut s'améliorer, devenir un autre Homme, un être transcendé, un Etre Divin. Et ainsi apporter au monde une vision et une hauteur oubliées !

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  • L'ETRE HUMAIN SA NATURE DIVINE

    http://robertempain.blogspot.com/2010/02/ouvrir-le-noyau-interieur-entretien.html

    Entretien avec Annick de Souzenelle

    Propos recueillis par Claudine Della Libera pour la revue en ligne Nouvelles Clés.

    A la lumière de son cheminement intérieur, Annick de Souzenelle nous invite à la redécouverte de notre nature divine. C’est avec un regard neuf qu’elle scrute les textes bibliques et l’alphabet hébraïque et nous livre les secrets de notre devenir. Par-delà son affiliation au christianisme orthodoxe, elle est aussi une femme de son temps, cultivant amour de la tradition et art du psychothérapeute - l’apport de la psychanalyse est pour elle indéniable. Son enseignement véhicule un souffle régénérateur puissant et constitue une formidable dynamique pour nous aider à comprendre et à grandir dans l’émerveillement de la tâche à accomplir.

    Nouvelles Clés : L’homme aujourd’hui, quel est-il ? Quelle étape vit-il?
    Annick de Souzenelle : L’homme patauge encore dans le psychique. Il est l’Homme du 6e jour de la Genèse, un homme en gestation qui n’a pas laissé germer la conscience en lui, mais qui est à la veille de le faire. Face aux problèmes qui le menacent, il ne peut rester dans une logique "animale" ; il lui faudra accéder à la conscience pour sortir du labyrinthe qu’il s’est créé. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que cela est déjà en marche. Nous vivons cette percée du nouvel homme qui cesse d’être un "forgeron de l’extérieur" pour oeuvrer dans la forge intérieure.

    N.C. : On ne peut évoquer le monde contemporain sans évoquer le danger nucléaire, les pollutions diverses et la violence qui prend de multiples formes partout sur la planète. L’homme ne sera-t-il pas assez fou pour se détruire lui-même ?
    A. de S. : L’homme d’aujourd’hui est encore sous l’emprise des passions psychiques. Il a banalisé et normalisé l’état de chute ; il accomplit à l’extérieur ce qu’il n’accomplit pas dans son cosmos intérieur et se trouve dépourvu devant les forces ainsi libérées, telle la force nucléaire. Il ne peut dominer une vie qui lui échappe ; d’où les peurs qui l’habitent, génératrices de guerres et de violences. Ce n’est qu’au prix de ce retournement de l’extérieur vers l’intérieur, à la lumière d’une urgente prise de conscience que l’homme ouvrira son noyau intérieur et accomplira le Dieu qui est en lui.

    N.C. : Et si le retournement ne se faisait pas ?
    A. de S. : Je ne peux y croire. Dans les textes, l’homme est déjà sauvé, accompli dans sa dignité. La résurrection du Christ, c’est celle de chacun d’entre nous au terme de son accomplissement. C’est dans notre inconscience que nous ne sommes pas ressuscités.

    N.C. : Pourquoi avoir choisi la tradition judéo-chrétienne pour comprendre l’aventure humaine ?
    A. de S. : D’abord parce qu’elle constitue notre racine culturelle. Comme beaucoup d’autres, j’ai eu à un moment de ma vie le besoin d’aller vers l’Inde et des religions orientales. Ma rencontre avec l’Église orthodoxe de France a décidé de mon retour à l’Évangile et aux textes bibliques ; leur richesse est immense. Après 30 ans d’expérience dans cette tradition, je suis de plus en plus dans l’émerveillement. Et c’est dans l’émerveillement que je découvre l’histoire d’Adam, celle du peuple hébreu et celle des femmes de la Bible, comme étant ma propre histoire, la vôtre, celle de l’humanité tout entière. Quant à la langue hébraïque, je la découvre aussi sous-tendue par le verbe divin lui-même !

    N.C. : La tradition serait alors bien vivante et nous parlerait à différents niveaux accessibles en fonction de notre propre niveau de conscience ?
    A. de S. : Cette communication avec elle est aussi forte que l’est notre désir ; avec elle nous cheminons dès lors que notre coeur s’est ouvert, jusqu’à la mort et la résurrection du "fils" en nous.

    N.C. : Ce "fils", quel est-il ?
    A. de S. : En hébreu, le mot "fils", "Bar", désigne aussi "le grain de blé" : une seule loi recouvre la vie de ces deux êtres : le grain de blé doit mourir dans la terre extérieure pour croître et donner un nouvel épi. Le "fils", ce grain d’incréé en nous, nous oblige à mourir dans nos terres intérieures pour donner le fruit de l’Arbre de la connaissance : "si le grain ne meurt...", dit le Christ. Et Lui, fils de l’Homme total (l’humanité) meurt et ressuscite pour qu’il donne son fruit !

    N.C. : Votre tâche en tant que "transmetteur" du message biblique quel "effort" constitue-t-elle ?
    A. de S. : Quand l’homme recherche Dieu, il n’y a pas d’effort. C’est un travail amoureux et partager ce que l’on vit est une joie. Mon travail sur la Genèse n’est qu’un marche-pied qui un jour sera dépassé dans une plus grande conscience des textes. Ceux-ci sont une colonne vertébrale vivante. Ils nourrissent et contri- buent à la verticalisation de l’homme.

    N.C. : En tant que femme comment vivez-vous le péché dont Eve s’est rendue coupable et qui fût, nous ne pouvons le nier, le début d’un net ostracisme pour la femme ?
    A. de S. : Cette Ève qu’on a dit saisie par le serpent n’est pas la femme ; elle est le premier féminin de la Bible, Isha, côté ombre qu’Adam a reçu l’ordre de garder et de cultiver ; notre inconscient, en fait. C’est lui qui, chaque jour encore est saisi par le serpent avant même que nous le sachions, et souvent sans que nous ne le sachions jamais ! Adam chassé de son Eden intérieur et retourne vers I’exterieur ne connaît plus que la femme biologique appelée Ève. Le mariage entre l’homme et la femme est une vie d’accomplissement renvoyant à la nécessité du mariage intérieur de chacun. La vie monacale est une autre voie, mais le rejet de la femme dans un certain type de monachisme me semble une déviance. En tout état de cause, il ne peut exclure le féminin intérieur hors duquel il n’y a pas de salut.

    N.C. : L’image de la femme stérile revient souvent dans la Bible, que signifie-t-elle ?
    A. de S. : La stérilité qui affecte dans un premier temps la plupart des femmes de la Bible, c’est la stérilité intérieure. Pour les hébreux, faire le fils, c’est faire le fils intérieur. Dans le mot hébreu qui signifie "stérile", on retrouve la notion d’"essentiel". Cette stérilité est là pour faire prendre conscience que la vraie fécondité n’est pas dans l’enfant extérieur. Le drame de l’humanité, c’est de se satisfaire de ses fils biologiques.

    N.C. : Mais toutes les instances sociales et religieuses n’ont-elles pas prôné que le but de la vie est dans la procréation et le mariage ?
    A. de S. : Ces données ont des conséquences dramatiques et ont fait oublier à l’homme ce qu’est authentiquement l’être "religieux" : celui qui se relie au fils intérieur. Là est la vraie maternité. Le monde des serviteurs et des esclaves dans la Bible est fécond tout de suite, car biologiquement fécond, comme tout animal.

    N.C. : Il est dit aussi dans la Bible que "la femme stérile est belle", ce qui peut surprendre...
    A.de S. : La femme stérile, c’est l’humanité, l’Homme du 6e jour que nous sommes. L’Homme du 6e jour est analogue à l’arbre qui est encore sous terre. Il prend le "sous terre" pour la lumière. Sa vocation à ce moment-là est de planter ses racines. Il ne peut à ce stade porter son fruit. Mais cette étape de sa stérilité est essentielle. C’est le travail de germination des profondeurs. Il y a donc une nécessité de la stérilité pour atteindre à la beauté qui naît de la transformation intérieure. En ce sens, ces femmes stériles, appelées à être rendues fécondes par le souffle divin, sont belles. La beauté, l’harmonie du monde dépend de ces épousailles avec le féminin.

    N.C. : Et le masculin dans tout cela ?
    A. de S. : Il est indispensable ; il n’y aura pas d’enfantement sans lui. Être mâle, pour l’homme comme pour la femme, c’est être celui qui se souvient de son inaccompli, c’est donc être conscient de sa faiblesse ! Il doit se souvenir de cette réalité intérieure qui est à la fois son futur et son passé : la Adamah, la mère intérieure qui est là avant Adam et qui recèle le noyau de son être. C’est cette mère que nous avons à épouser pour devenir l’homme accompli. Tous les mythes le disent.

    N.C. : Cela crée-t-il pour l’homme une nouvelle exigence ?
    A. de S. : Une nouvelle exigence se fait jour, comme lorsqu’on travaille sur les textes hébraïques. A force de les scruter, si nous parvenons à un autre niveau de lecture - les hébreux disent que la Thora peut se lire sur 70 niveaux de lecture - le texte nous oblige à vivre ce qu’il révèle, sinon il se ferme. Lorsqu’il s’ouvre, on acquiert une nouvelle intelligence du coeur, et celle-ci exige de nous toujours plus.

    N. C. : Il s’agit de ce que vous nommez "noces" ou "épousailles" et dont la connotation est à la fois amoureuse et charnelle...
    A. de S. : Oui, mais il existe deux modes d’épousailles. L’un qui concerne les noces de l’homme avec lui-même (mâle et femelle au niveau essentiel dont nous venons de parler) ; l’autre qui concerne les noces de l’homme et de Dieu : au fur et à mesure que l’homme s’accomplit dans ses premières noces, il se construit en tant qu’"épouse" de Dieu, pour atteindre aux deuxièmes noces. L’Adam est féminin par rapport à Dieu, mâle par rapport à son féminin intérieur, "Ish" (époux) par rapport à "Ishah" (épouse), mais il est aussi "Ishah" par rapport à Dieu, époux-archétype. Les épousailles sont donc à deux niveaux et interfèrent dans un embrassement admirable. Mais c’est en ce sens qu’on ose dire qu’Adam est le "côté ombre" de Dieu, le féminin de Dieu. Cette double rencontre ne peut se faire que dans l’acceptation et l’amour et dans notre dimension chamelle. Les cieux, c’est ici et maintenant, et cela passe par la réalité la plus concrète. Les noces avec le divin se vivent dans chacune de nos cellules. Dans cette perspective, il faut aussi reconsidérer le rapport homme-femme.

    N.C. : Justement ce rapport nouveau entre homme et femme quel est-il ? Quelle mutation sera nécessaire ?
    A. de S. : Beaucoup de femmes aujourd’hui vivent les prémices de cette mutation intérieure et ont reconnu cette dualité intérieure qui porte en elle-même la dynamique de l’accomplissement. Elles se sont éveillées plus vite que les hommes. Beaucoup d’entre elles souffrent de ce que leurs compagnons de vie ne les suivent pas dans l’éclosion de leur nouvelle conscience. C’est un passage douloureux qu’elles auront à assumer, souvent au prix d’une grande solitude. C’est en ce sens que réside en elles le salut du monde.

    N.C. : Comment expliquer ce temps d’avance de la femme sur l’homme aujourd’hui ?
    A. de S. : Les deux dimensions : biologique et ontologique, ne sont pas séparées, et la femme comme nous l’avons déjà dit est davantage portée vers le sacré et beaucoup plus sensible à la réalité du mystère qui est en elle. Chaque femme qui porte un enfant vit en résonance avec ce mystère. Elle vit d’une façon naturelle une fonction "sacerdotale" qui dépasse infiniment sa réalité biologique. Avant l’homme, elle semble avoir trouvé son côté mâle, celui qui "se souvient".

    N.C. : Qui dit s’éveiller dit aussi souffrir, rencontrer le mal ?
    A. de S. : Avoir le désir du face à face avec le divin, c’est accepter d’être confronté aux "animaux" qui nous habitent et qui, doués d’une vie autonome, nous dévorent. Là est le mal constitué par "la chute" dont nous reconduisons chaque jour le drame, ce qui nous amène à reconduire du même coup la souffrance. Nous générons alors des événements qui en sont la conséquence directe, non punition divine, mais effet des lois fondatrices que notre infantilisme nous laisse ignorer, préférant le concept facile et déresponsabilisant de "père fouettard" ! Mais même au coeur de ces événements, si douloureux soient-ils, le retournement est possible. Chaque épreuve est une possibilité pour nous de pénétrer nos ténèbres (le féminin) et d’en faire la lumière. Alors une nouvelle intelligence de la souffrance se fait jour, elle est lumière jetée sur le chemin de l’accomplissement. Nous sommes dans l’esclavage tant que nous n’avons pas compris cela. Tout est dans l’acceptation des événements, là commence la véritable libération, et l’on perçoit soudain la profonde beauté de la vie.

    N . C. : Ainsi il n’y aurait ni bien ni mal, mais seulement "accompli" et "inaccompli"?
    A. de S. : Le mal n’existe pas ontologiquement dans la Genèse, et le mot "péché" signifie en hébreu "mal visé". L’Arbre de la connaissance du bien et du mal est en fait celui de l’accompli et de l’inaccompli. Le Christ sur la croix dit : "Tout est accompli." C’est le passage des ténèbres à la lumière. La résurrection est déjà là. Il est le véritable fruit de l’Arbre de la connaissance. C’est celui-là que nous sommes en devenir et qu’alors nous pourrons manger. Dans l’Eucharistie, le chrétien se nourrit de Lui pour le devenir.

    N.C. : Comment votre intelligence du monde considère-t-elle la maladie ?
    A. de S. : Elle est la somatisation d’un non-faire intérieur. Le rôle physiologique de chaque organe et de chaque membre est sous-tendu par la fonction essentielle de chacun d’eux : celle-ci concourt à conduire l’homme, "image de Dieu", vers la "ressemblance", la déification. Devenir des hommes - que nous ne sommes pas encore - puis des dieux, telle est notre vocation inscrite dans la programmation de la moindre de nos cellules. C’est pourquoi la maladie est l’un des langages du corps. A nous de savoir le déchiffrer et de devenir responsables. Le médecin, sans le travail du malade, ne peut qu’effacer le langage, c’est-à-dire déplacer le problème, mais non le guérir .

    N.C. : Comment pressentez-vous le futur de l’homme ?
    A. de S. : Avec une grande espérance, car dans la résurrection du Christ l’humanité est déjà accomplie. Pour l’instant c’est à la femme, plus avancée sur le chemin, de faire le travail, mais lorsque l’homme s’y attèlera, tout ira très vite. Il lui faudra quitter la conquête extérieure pour la conquête intérieure. Cela lui sera difficile, mais quelle beauté immense il nous donnera à ce moment-là !

    DE LA FEMME ET DE LA VOCATION ESSENTIELLE

    N.C. : Annick de Souzenelle, on ne peut qu’être frappé par l’immense majorité de femmes qui viennent vous entendre. Que signife ce phénomène ?
    A. de S. : La société et les moeurs ont évolué de telle façon que beaucoup de femmes se sont libérées de la domination exercée par l’homme et des contraintes de la vie domestique aussi. Ainsi s’est produit la mise en disponibilité d’une énergie folle, cette énergie constituant la force même de la femme. En synchronicité, beaucoup de barrières se sont levées. Autrefois, la force de l’inconscient était jugulée par des interdits religieux ou moraux. Aujourd’hui, cette force n’est plus contenue. Les femmes - et l’humanité tout entière - croient se libérer, mais elles risquent de ne s’enchaîner que davantage à d’autres "époux", si elles n’entrent pas dans ce qui est la vraie libération.

    N.C. : Et cette libération, quelle est-elle ?
    A. de S. : Il faut bien comprendre que le rapport de l’homme à la femme est analogique à celui du conscient et de l’inconscient : l’Adam de la Genèse, "créé mâle et femelle" est "image de Dieu". A un premier niveau, animal, cette dualité désigne l’homme et la femme ; mais en tant qu’"image de Dieu", l’Adam est infiniment plus que l’animal. A ce deuxième niveau, l’Adam (l’humanité totale, hommes et femmes, chacun de nous) est constitué de deux pôles : l’un qui "se souvient" (même mot que le substantif "mâle" en hébreu) de l’autre, "contenant" d’un immense potentiel d’énergies, dont le noyau est le germe divin, semence de tout être. Ce féminin, cette réserve d’énergies est un potentiel inouï, qui est à conquérir - et ceci en chacun comme en l’Adam total. Il est bien certain que les deux niveaux de lecture ne sont pas étrangers l’un à l’autre et que l’homme est plus que la femme concerné par la vocation de conquérant - mais il ne l’a investie jusqu’à aujourd’hui qu’à l’extérieur de lui-même - et que la femme, plus que l’homme, est sensible au mystère divin qui habite chacun, mais qui, jusqu’ici, est resté noyé dans une inconscience quasi totale. La vraie libération est le retour aux normes ontologiques qui invitent l’homme et la femme à intérioriser la conquête et devenir conscients du potentiel divin qu’ils sont et qui, non accompli, peut devenir diabolique.

    N.C. : Ce féminin-là n’a pas grand-chose en commun avec celui qui fait la une des magazines dits "féminins" ?
    A. de S. : Non, évidemment. Le féminin en chacun de nous, c’est la Adamah de la Genèse biblique, la "grand-mère des profondeurs" de Jung, celle de notre réalité archétypiale. Elle est notre terre intérieure, le "côté ombre" qu’Adam ne connaissait pas avant que Dieu ne la lui révèle (Gen. II, 22) et qu’il doit "épouser". Chacun d’entre nous en tant qu’Adam est appelé à le faire. Elle est la totalité de notre cosmos intérieur, tout ce que la psychologie moderne nous aide à découvrir, ce "féminin" qui appartient aussi bien à l’homme qu’à la femme.

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  • Connaissance de la Loi Divine - La Nouvelle Pensée

    La Nouvelle Pensée (New Thought), également appelée "Penser Nouveau", est un courant de pensée philosophique et spirituel qui s'est développé dans la seconde moitié du XIXème siècle aux États-Unis, et existe encore de nos jours.

    Le philosophe Phineas Quimby est considéré comme le précurseur de cette école de pensée et Emma Curtis Hopkins comme la fondatrice du mouvement spirituel proprement dit.

    La Nouvelle Pensée (New Thought) ou "Penser Nouveau" est de la métaphysique et permet de (re)lire les textes avec l'esprit.

    Parmi les auteurs prééminents de la Nouvelle Pensée, il est heureux de citer William Walker Atkinson, Emmet Fox, Ernest Holmes ou encore Thomas Troward, etc..

    L’utilisation du mot «science» que la Nouvelle Pensée use, ne renvoie pas aux sciences physiques ni à la méthode scientifique, mais s’entend comme une «connaissance» des lois divines.

    DIPLOMES

    * Dans certains pays anglo-saxons, des diplômes reconnus sont décernés, notamment :

    — PHD (Docteur en Philosophie) – Diplôme qui est reconnu pour l'enseignement en université  et qui couvre toutes les disciplines.

    DSD (Docteur en Science Divine) – Diplôme attribué par des universités privées et qui n'est reconnu que comme doctorat «honoris causa». Ce qui n'empêche pas que les impétrants soient appelés «Docteur» de façon tout à fait officielle. 

    * Ce diplôme est attribué par des associations internationales comme la «New Thought Alliance», qui regroupent les plus grands métaphysiciens américains sous la direction actuelle du grand DSD Blaine C. Mays.

    * On appelle ce courant le «Nouveau Penser», qui n'est pas un enseignement uniforme mais regroupe toutes les philosophies qui considèrent que l'esprit est créateur de la matière.

    * Ce diplôme est peu connu dans les pays francophones, où il prend le nom de "Docteur en Ontologie".
     
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    LISTE NON EXHAUSTIVE

    Nouvelle Pensée

    Phineas Quimby

    Mary Baker Eddy

    Emma Curtis Hopkins

    Malinda Cramer

    Charles Fillmore

     Ernest Holmes

    Emmet Fox

    Thomas Troward

    Stuart Grayson

    Joseph Murphy

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    ©Maryse - etredivin.hautetfort.com

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